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Nouvelle contribution de 750 € par alternant

Nouvelle contribution de 750 € par alternant : ce que les entreprises doivent savoir

Une réforme pour garantir la pérennité du modèle de l’apprentissage

Depuis 2018, l’alternance en France a connu une croissance spectaculaire, notamment grâce à une politique de soutien public massive. Le nombre de contrats d’apprentissage a presque triplé, passant de 290 000 à plus de 850 000 entre 2017 et 2023. Si ce succès a permis de réduire le chômage des jeunes de près de 30 %, il a aussi généré un coût budgétaire très élevé pour l’État.

Face à un déficit de plusieurs centaines de millions d’euros pour le financement du système, le gouvernement met en place une réforme visant à responsabiliser les entreprises, sans casser la dynamique de l’apprentissage.

Une contribution de 750 € à partir du 1er juillet 2025

À compter du 1er juillet 2025, chaque entreprise signant un contrat d’apprentissage pour un diplôme de niveau Bac+3 ou plus (niveau 6 et au-delà) devra s’acquitter d’une contribution forfaitaire de 750 €.

 Cette contribution s’applique par contrat signé, quelle que soit la durée ou le profil du jeune, et sera collectée par les CFA (Centres de Formation d’Apprentis).

Qui est concerné ?

Toutes les entreprises recrutant des alternants visant un diplôme de niveau licence ou supérieur, quel que soit leur secteur d’activité ou leur taille, sont concernées. Aucun mécanisme d’exonération n’a été annoncé à ce jour.

Pourquoi cette mesure ?

Le gouvernement justifie cette contribution par :

  • Un besoin urgent de rééquilibrage budgétaire du financement de l’apprentissage.
  • Une volonté de maintenir un niveau élevé de soutien public, tout en impliquant davantage les entreprises.
  • La nécessité de rendre le système soutenable à long terme, sans renoncer à ses ambitions en matière d’emploi des jeunes.

Ce que propose la CPME : récompenser l’embauche à l’issue de l’alternance

Interrogée sur cette réforme, la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) ne s’oppose pas à un reste à charge modéré, mais propose une contrepartie concrète pour les entreprises qui jouent pleinement le jeu.

Éric Chevée, vice-président de la CPME, propose que les 750 € soient remboursés aux entreprises qui embauchent leur alternant à l’issue du contrat, en CDD ou en CDI.

Selon lui :

« Former un jeune, c’est déjà un investissement. »

« L’embaucher après, c’est un effort supplémentaire que l’État devrait encourager. »

Ce remboursement serait une reconnaissance du rôle formateur et intégrateur des entreprises, dans une logique de stimulation de l’emploi durable.

La CPME souligne que cette approche permettrait de ne pas enrayer la dynamique actuelle, tout en alignant les efforts budgétaires avec les objectifs économiques du gouvernement.

Recommandations pratiques pour les entreprises

  • Intégrez cette contribution dans vos budgets prévisionnels pour les recrutements à partir de juillet 2025.
  • Rapprochez-vous de vos CFA pour connaître les modalités pratiques de collecte.
  • Anticipez les opportunités d’embauche post-alternance, afin de bénéficier d’un éventuel dispositif de remboursement si la proposition de la CPME était reprise par le gouvernement.
  • Restez attentifs aux évolutions réglementaires d’ici la mise en œuvre de la réforme.